Alors que de nombreuses villes moyennes françaises voient leurs vitrines se vider, Chartres affiche des résultats qui détonent. Selon les derniers indicateurs publiés par la municipalité, le centre-ville de la préfecture d’Eure-et-Loir affiche un taux de vacance commerciale de 7,8 %, très en dessous de la moyenne nationale des villes moyennes.
Un centre-ville nettement plus dense en commerces que la moyenne
Le chiffre parle de lui-même : à Chartres, on compte aujourd’hui 1 commerce pour 81 habitants dans le centre-ville. À titre de comparaison, des villes de taille comparable comme Blois affichent 1 commerce pour 97 habitants, et Bourges 1 pour 115. À l’échelle nationale, la moyenne pour les villes moyennes (20 000 à 100 000 habitants) se situe autour d’1 commerce pour 83 habitants, avec un taux de vacance qui grimpe fréquemment à 12 %. Chartres se positionne donc nettement au-dessus de la moyenne, aussi bien en densité commerciale qu’en taux d’occupation des locaux.
Cette performance s’appuie notamment sur les conclusions du rapport Intencité, qui dresse un état des lieux régulier de l’attractivité du centre-ville chartrain et sert d’outil de pilotage à la municipalité pour orienter ses actions en matière de commerce de proximité.
Une dynamique qui n’a rien d’un hasard
Cette bonne santé commerciale ne doit rien à la chance : elle est le fruit d’une politique volontariste engagée depuis plusieurs années par la Ville, associant les commerçants, les bailleurs et les acteurs de l’urbanisme commercial. Une logique que l’on retrouve, sous des formes différentes, dans d’autres villes moyennes françaises engagées dans des démarches similaires : à Limoges, la municipalité a par exemple mis en place des loyers aidés pour redynamiser les commerces du centre-ville, tandis qu’à Mulhouse, ce sont plutôt les animations portées par les commerçants eux-mêmes qui tirent la fréquentation vers le haut.
À Chartres, la municipalité met en avant un équilibre entre grandes enseignes et commerces indépendants, une offre de stationnement pensée pour favoriser les achats de proximité, ainsi qu’un travail de relance des locaux vacants mené en lien direct avec les propriétaires. Une approche comparable à celle engagée à Périgueux, où la mairie a interrogé directement les clients du centre-ville pour mieux cibler ses actions de soutien au commerce local.
Pourquoi ces chiffres comptent pour les habitants
Au-delà de la statistique, un centre-ville commerçant dynamique a des conséquences très concrètes pour les habitants : moins de trajets nécessaires vers les zones commerciales périphériques, une offre de proximité plus diversifiée, et un centre historique qui conserve son animation en dehors des seuls horaires touristiques. Pour une ville comme Chartres, dont la cathédrale attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs, la vitalité commerciale du cœur de ville constitue aussi un enjeu direct pour l’économie touristique locale.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le taux de vacance commerciale ?
Il s’agit du pourcentage de locaux commerciaux vides par rapport à l’ensemble des locaux commerciaux d’une zone donnée, généralement le centre-ville. Plus ce taux est bas, plus le centre-ville est considéré comme dynamique.
Comment Chartres se situe-t-elle par rapport à des villes comparables ?
Avec 1 commerce pour 81 habitants et un taux de vacance de 7,8 %, Chartres fait mieux que Blois (1 pour 97) et Bourges (1 pour 115), ainsi que la moyenne nationale des villes moyennes.
Qu’est-ce que le rapport Intencité ?
C’est un outil de suivi utilisé par la Ville de Chartres pour mesurer régulièrement l’attractivité et la dynamique commerciale de son centre-ville, et orienter ses actions de soutien au commerce de proximité.
Sources
- Ville de Chartres — Commerces : les indicateurs sont au vert
- Ville de Chartres — Rapport Intencité : un centre-ville aussi dynamique qu’attractif
- Franceinfo — Chartres : un centre-ville en pleine renaissance
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
